La réalité de l’expertise

Les victimes d’accident continuent à rencontrer des difficultés pour leur indemnisation. En pratique, plusieurs problèmes se posent :

  • Alors que les premiers temps du retour à domicile sont toujours ceux où la victime et sa famille ont le plus besoin d’aide et de moyens, les provisions sont souvent limitées et difficiles à obtenir
  • La quantification des besoins d’aide humaine de la victime est souvent réalisée de façon aléatoire.Que ce soit avec leur avocat ou les experts médicaux, la victime et sa famille sont mal à l’aise et en difficulté, pour expliquer les besoins exacts en aide humaine…Ceci est d’autant plus difficile, lorsqu’il leur est demandé d’envisager le « long terme » !
  • Lorsqu’elle a besoin de l’assistance d’un ergothérapeute, la victime est toujours en difficulté pour trouver les « bons » professionnels. En effet, elle doit chercher un ergothérapeute spécifiquement formé au préjudice corporel, mais qui maitrisera aussi toutes les évolutions de la jurisprudence. Pour que l’assistance de cet ergothérapeute ne soit pas contre-productive, la victime doit surtout s’assurer qu’il sera réellement spécialisé dans le maintien à domicile et la réadaptation. En effet, c’est grâce à cette spécialisation qu’il pourra connaitre, comprendre et analyser tous les problèmes rencontrés à la maison.
  • Le « projet de vie » de la victime est souvent exigé lors des expertises. Ceci peut régulièrement prêter à certaines confusions qui retardent la consolidation et peuvent souvent contribuer à restreindre l’indemnisation aux seuls besoins qui ont été exprimés, le jour de l’expertise.
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